Comment travaille Pierre Soulages (précédé du Procès de Pierre Soulages)
  • Éditeur: Le Temps des Cerises
  • Rencard:
  • Langue: Frances
  • ISBN: 284109944X
  • Tags: aventure, journal, magique, témoignage, textes,

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27 mars 1961 : Roger Vailland passe l'après-midi avec Pierre Soulages dans son atelier, l'observe peindre, commence et termine une toile et enregistre chaque étape de la création. Le lecteur voit Soulages préparer sa toile, ses couleurs, écouter ses commentaires, découvrir ses pensées, suivre son mouvement. Le texte est suivi d'un article de Vailland paru en 1962 dans Le Nouveau Clarté, un mensuel pour étudiants communistes, qui répond à la question posée par le même journal quelques mois auparavant : "Pour ou contre Pierre Soulages, peintre abstrait, participe-t-il à notre époque ou se réfugie-t-il dans les sphères spéculatives supérieures, peinture intérieure ou aventure poétique ? La Nouvelle Clarté commence son test..." Valiant a répondu : "Il est impossible de poursuivre Soulages. Un procès implique la référence à un code et, dans l'art, à des règles. La peinture vient d'arrêter de décrire et de compter. "La peinture qui ne représente rien, qui se présente ou se présente simplement, est un art très nouveau : elle n'a pas encore de règles. Soulages fait partie de ceux qui tentent, par tâtonnements, de découvrir les règles de la peinture. » Le volume est précédé par Alfred Pacquement, directeur du Centre Pompidou-Tres textos, tres prismas para captar la modernidad y la fuerza de los Alumnos.

Roger Vailland

Roger Vailland

Nationalité : France Né à : Acy-en-Multien, le 16/10/1907 Mort à : Meillonnas, 12/05/1965 Biographie : Jeune homme, Roger Vailland connaît la boxe, la poésie et la drogue par ennui. C'est un non-conformiste. Il devient journaliste à Paris-Midi. En 1928 naît le groupe rival surréaliste "Le Grand Jeu", auquel participent René Daumal et Roger Gilbert-Lecomte, une aventure littéraire qui ne dure qu'un an. Engagé dans la Résistance depuis 1942, il commence à écrire un roman "Drôle de Jeu" qui reçoit le prix Interallié en 1945. Inscrit au Parti communiste, qu'il quitte après le soulèvement de Budapest, il écrit de nombreux romans et remporte le prix Goncourt en 1957 pour "La Loi". Toute sa vie, Roger Vailland a rejeté les limites et recherché le bonheur avec une élégance décontractée. Le 12 mai 1965, Roger Vailland meurt d'un cancer du poumon. Site Web : Roger Vailland, écrivain français Voir plusSource : Evene Ajouter des informations

Commentaires et critiques des lecteurs

20-04-2019

Un texte très court mais captivant et sans doute unique sur la création "live" d'une peinture abstraite d'un maître. Vous pouvez pratiquement voir le tableau apparaître devant vos yeux.

19-04-2019

Ce très petit et élégant livre (édité par Le Temps des Cerises) contient un texte impressionnant de Roger Vailland sur l'art de Pierre Soulages, le grand peintre de l'abstrait. L'auteur décrit en détail toute la préparation et la conception d'une œuvre que Soulage a créée en 1961. Ce témoignage est absolument digne d'être lu par les amoureux de la peinture, mais aussi par tous les critiques de l'art abstrait. "Le procès de Pierre Soulage est le complément parfait de ce petit trésor noir.

18-04-2019

Au mur était suspendue une toile blanche de 200 x 160 cm. de chaque côté, les palettes du peintre : deux tables en verre et une en marbre rouge. Et puis un grand espace dans lequel l'artiste évolue comme un danseur sur une piste de danse entre chaque application du tableau, avançant, reculant, quatre pas en arrière, quatre pas en arrière, quatre pas en avant, quatre pas en avant, quatre pas en avant, ses bras agitant l'air en grands et larges mouvements, mettant en scène tout son corps dans un ballet improvisé où la toile devient compagnon d'une sorte de tango, parfois ami, parfois rival, parfois se donnant, parfois caché. Nous sommes le 27 mars 1961, il est 16 h 07. Pierre Soulages, le peintre abstrait surnommé "le peintre noir", a accepté que son ami, journaliste, écrivain et scénariste Roger Vailland (1907-1965) assiste à un moment intense d'action créatrice, l'émergence en direct d'une œuvre d'art. Pierre Soulages ouvre les portes de son atelier ; quatre heures de travail intense et minutieux pendant lesquelles Roger Vailland, captivé, observe et transcrit devant ses yeux ce qui est né. Plein, le lecteur peut alors assister à cet espace magique d'intimité où la main qui peint est mise en mouvement, "enlève, pose, découvre", jusqu'à donner ces effets de matière, ces sillons, ces rayures moirées, ces trappes lumineuses qui jouent avec la couleur noire et créent des jeux d'ombres et de lumières. Luminosité dans la profondeur de la couleur noire, c'est l'art de Pierre Soulages qui révèle le noir brillant, la lumière noire, l'au-delà noir, l'au-delà noir, l'au-delà noir dans la multiplicité chromatique, et démontre qu'il est aussi un peintre de la couleur et pas seulement le peintre du noir. C'est ce que je fais qui m'apprend ce que je cherche", "ne jamais perdre de vue l'essentiel, il faut savoir se sacrifier", "il faut savoir rejeter tout ce que l'on aime trop". C'est aussi par l'utilisation de phrases, de formules puissantes et la puissance des mots que le lecteur saisit l'univers du peintre, sa vocation d'artiste, sa volonté de ne pas faire de la peinture un objet politique ou un concept philosophique. "Cet objet ne dit rien : c'est avec des mots que nous disons. La peinture de Pierre Soulages est destinée à être vue et ne transmet aucun message. Elle n'engage l'artiste que par rapport à son art et à lui-même. Trois parties composent ce petit livre à couverture noire, comme l'univers pictural de Soulages, trois textes qui permettent, en quelques pages, de découvrir un peintre dans son travail, ses gestes, son comportement devant la toile. La belle préface d'Alfred Pacquement, organisateur en 2009 de la rétrospective Soulages au Centre Georges Pompidou, est une intéressante introduction aux deux articles suivants de Roger Vailland. La première, parue dans la revue L'Oeil en 1961, décrit les étapes de la création de l'artiste et ses méthodes de travail, où le hasard, entre retouches et renonciations, joue un rôle important. La seconde, datée de février 1962, est une réponse à la revue Clarté dans laquelle les étudiants communistes s'interrogent sur la place du peintre dans la société : "pour ou contre Pierre Soulages, un peintre abstrait ? Participez-vous à notre époque ou vous réfugiez-vous dans les sphères spéculatives supérieures ? Peinture intérieure ou aventure poétique ?" A ce "jugement de peintre", Vailland répond avec ardeur et conviction, comparant le peintre à un sportif d'élite, argumentant son texte de chroniqueur sportif et affirmant que cet artiste, au moins original et novateur, ne veut pas "dire" mais "montrer". Sans la prétention de Soulages, seule une rencontre face à face entre une toile et un homme dans une bataille simulée pour accéder à l'Art dans son essence abstraite et contemplative. "Pierre Soulages est un champion".mini livre, très petit par la taille mais grand par l'univers artistique qui contient...