Si beau, si fragile
  • Éditeur: Flammarion
  • Rencard:
  • Langue: Frances
  • ISBN: 208124439X
  • Tags: tragédie, roman feuilleton, essai, art, drame,

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Célèbre en France pour Les Disparus, qui a reçu le Médicis étranger en 2007, Daniel Mendelsohn est surtout connu aux États-Unis pour son œuvre critique extraordinairement riche : Selon le New York Review of Books, il est le "meilleur écrivain et critique" de notre temps, et aujourd'hui le public français peut enfin découvrir son œuvre, qui a fait sa réputation auprès des lecteurs anglophones "si belle et si fragile", qui est pour Mendelsohn le secret de tout art poétique, l'"inévitable enchevêtrement de beauté et de tragédie" que les Grecs ont inventé à travers cette collection - de Marie-Antoinette de Sofia Coppola à 300 de Sparte, de Quentin Tarantino à Philip Roth, de Thucydide à des femmes solidaires et Avatar - est une densité, un style à part : érudition et brillance, certes, sa capacité d'admirer mais aussi de juger avec les poings. Avant tout, une originalité constante du regard, une passion pour nous transmettre ce qu'il aime le plus.

Daniel Adam Mendelsohn

Daniel Adam Mendelsohn

Nationalité : Etats-Unis Né à : Long Island, 16/04/1960 Biographie : Daniel Mendelsohn est docteur en littérature classique, écrivain et critique littéraire américain et collaborateur de nombreuses revues, dont la célèbre New York Review of Books. Il enseigne également la littérature classique à l'Université de Princeton, puis au Bard College dans l'État de New York. En 2006, il publie "The Lost", publié en français sous le titre "Les Disparus". Dans ce livre, il poursuit ses recherches sur le sort de six membres de la famille assassinés par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils vivaient dans la petite ville de Bolechow, maintenant située en Ukraine. L'auteur recueille des témoignages lors de plusieurs voyages en Ukraine, en Australie, en Israël et les confronte à la mémoire des disparus transmise par sa famille, ainsi qu'à des documents d'archives rares... Cette œuvre inclassable oscille entre recherche, reconstruction historique et chronique intime. "The Missing a reçu le prix Medicis du roman étranger en 2007. En 2008, "Si beaux, si fragiles : essais critiques" a été publié en France. Travail sur la confrontation des cultures à travers le théâtre, le cinéma et la littérature. L'année suivante, "L'embrainte fugitive" est publiée en France. Ce livre, publié aux Etats-Unis en 1998, est la première partie d'un triptyque dont "The Missing" est la deuxième. Il a également reçu un accueil critique exceptionnel. Le célèbre "Une Odysée : un père, un fils, une épopée" a été créé en 2017. Roman autobiographique dans lequel il relate un séminaire d'études qu'il a consacré à l'Odyssée d'Homère et auquel son père Jay Mendelsohn a participé. + Voir plusAjouter des informations

Commentaires et critiques des lecteurs

20-07-2019

Mendelsohn est un intellectuel, un vrai helléniste reconnu, un universitaire qui vit pleinement. Et puisque Mendelsohn est plus connu aux États-Unis pour son œuvre critique extraordinairement riche que pour son œuvre littéraire, on ne peut que souligner la première dans sa poche de son excellente collection de critiques Si belle, Si fragile, où l'on appréciera la précision et la profondeur de ces analyses critiques des films de Pedro Almodóvar aux œuvres de Tennessee Williams ? Un complément idéal à vos œuvres littéraires !

19-07-2019

En France, Daniel Mendelsohn est surtout connu pour son livre Les disparus, un livre qui enquête sur la disparition d'une partie de sa famille en Pologne au début des années 1940. Mais aux États-Unis, depuis une vingtaine d'années, il est essayiste critique, notamment dans le New York Review of Books et le New Yorker. Curieux de tout depuis l'enfance, ce spécialiste, qui a commencé par la littérature classique, écrit sur beaucoup de choses qu'il peut voir, entendre ou lire. Cet ouvrage regroupe 25 textes classés par thèmes. Pourquoi ce titre explique dans la préface : "Si beaux, si fragiles : ces deux adjectifs proviennent d'une phrase clé des notes de production d'une des plus grandes œuvres de Tennessee Williams, The Glass Menagerie, un drame sur la victimisation d'une jeune femme fragile tragiquement amoureuse de beaux objets que rien ne suffit à casser : sa célèbre collection de figurines animales en verre qui donne titre à la pièce et qui, bien sûr, est un symbole parfait pour des thèmes de délicatesse et de fragilité, des illusions enchanteresses qui peuvent donner un sens à nos vies et des besoins durs qui peuvent les annihiler. En particulier, la phrase de Williams apparaît dans une indication scénique qui ne se réfère pas à la mise en scène de l'œuvre, mais à un certain leitmotiv musical qu'il a en tête et qui, écrit-il dans sa didascalie toujours très précise, "exprime la vivacité superficielle de la vie avec la tension sous-jacente d'une douleur immuable et immobile...". Quand vous regardez un morceau de verre délicatement filé, vous pensez à deux choses : comme il est beau et comme il est fragile. Je pense que si cette phrase obsédante m'a tant touché la première fois que je l'ai lue, c'est parce qu'elle pose, avec une simplicité parfaite, l'inévitable entrelacement de beauté et de tragédie, caractéristique du théâtre grec, et que je retrouve dans les œuvres qui m'ont le plus émue, des œuvres d'Euripide aux romans de Michael Cunningham, en passant par celles de la jeune réalisatrice américaine Sofia Coppola ou du maître espagnol Pedro Almodóvar ". Comme les Grecs le savaient bien, c'est cette fragilité (parce qu'elle nous ramène à notre propre mortalité) qui donne résonance et sens à la petite partie de l'univers qui est notre vie. La nécessité, en fin de compte, de céder aux réalités dures et inexplicables que nous ne contrôlons pas est une preuve éminemment tragique ; sans elle, tout est guimauve : mélodrame et sentimentalisme bon marché. Cependant, la prévalence de ce type de sentimentalisme dans tant de produits de la culture contemporaine, sa propension à prononcer de faux "résultats" à une confrontation puissante et significative impliquant une douleur réelle et inaltérable ne sont rien de moins qu'une crise culturelle. Et cette crise est un autre fil conducteur d'Ariane dans ce volume..."..."..."..."..."... "Les critiques sont avant tout des gens qui aiment les belles choses et qui craignent que ces belles choses ne se cassent. Ce qui motive beaucoup d'entre nous à écrire, c'est d'abord une véritable passion pour un sujet qui nous semble beau (que ce soit l'Énéide, les films de Jean Renoir, le jazz, le roman du XIXe siècle ou autre) ; et, ensuite, une sorte d'angoisse liée à la fragilité de ces belles choses : "Pour tout arranger, ces textes, tous assez longs, parlent d'oeuvres que vous aimez. Ou ça lui fait penser à ce qu'il aime. Il s'agit, bien sûr, d'opinions subjectives, mais bien réfléchies, élaborées, documentées et, bien qu'elles puissent être discutées, elles stimulent la réflexion. Tout est clairement exprimé et cohérent. Bien sûr, tous les chapitres, bien que tous intéressants, le sont d'autant plus que le lecteur, pour commencer sa propre réflexion, sait de quoi parle l'auteur ? Par conséquent, mon manque absolu de culture gréco-latine m'a privé de beaucoup d'informations sur ses développements critiques dans les films de Wolfgang Peterson dans Troy ou d'Oliver Stone dans Alexander. Des films qui ont été vus et complètement oubliés ! Il en va de même pour certains écrivains que je ne connais pas assez. D'un autre côté, pour les écrivains qui me sont plus familiers, comme Philip Roth, Truman Capote Virginia Woolf ou... Jonathan Littell, j'ai eu beaucoup de plaisir à lire des textes sensibles, très accessibles, qui à chaque fois illuminent ma propre lecture, c'est ce que je demande à un critique professionnel ! A propos de Littell, c'est l'analyse que j'ai trouvée la plus remarquable sur Les Bienveillantes, et comme je l'avais copiée, je vais la remettre dans le feuilleton dans les citations. Il est peut-être plus en place après le livre de Littell, mais il est tiré de ce livre, je retourne à Mendelsohn ce qui appartient à Mendelsohn ! De même, et peut-être plus encore pour le cinéma avec des thèmes tels que les personnages féminins d'Almodóvar, la génération Tarantino et ce qui l'a nourri culturellement (avec, en particulier, une analyse très pertinente de son goût de la revanche, poussée à l'extrême dans Inglorious Bastards), la projection du film du 11 septembre, la signification réelle des critiques américaines du Secret de Brokeback Mountain, etc. Dans chacun de ces textes, Mendelsohn confronte et développe les cultures dans leur histoire, avec rigueur et clarté, et c'est toujours un réel plaisir pour moi de le lire. Bien que j'aie lu récemment que vous avez écrit une critique plutôt meurtrière de la série Mad Men que j'aime beaucoup, faisons-le ensemble, M. Mendelsohn !

Daniel Adam Mendelsohn

Flammarion

Depuis 1876 et sa création par Ernest Flammarion, Flammarion Publishing perpétue la démarche de son fondateur en proposant un catalogue varié, axé sur la littérature sous toutes ses formes et l'univers du savoir. Flammarion est également le premier éditeur de livres d'art en France et propose chaque année au public français plus de 500 nouveaux titres dans les domaines de la littérature générale, de la connaissance, des beaux livres, de la pratique et de la médecine.