Miro, la couleur de mes rêves : Catalogue
  • Éditeur: Réunion des Musées Nationaux
  • Rencard:
  • Langue: Frances
  • ISBN: 2711870782
  • Tags: surrealiste, prose, Expositions, poésie, livre d'art,

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Joan Miró est considéré à juste titre comme l'un des grands artistes du XXe siècle. Que ce soit un signe, une couleur, Miró crée un univers poétique plein de métamorphosesLes amis de nombreux poètes, d'Apollinaire à Jacques Prévert, sont très attirés par toute forme de poésie. Le manifeste surréaliste aura une grande importance dans sa recherche picturale et il a considéré que le rêve est l'expression d'impulsions profondes qui peuvent être transcrites dans une forme artistique, une juxtaposition heureuse entre le réel et l'irréel. L'itinéraire chronologique de la vie de l'artiste sur sept décennies se répète ici : peintures, dessins, céramiques et sculptures coexistent pour mettre en évidence un itinéraire et une évolution technique et stylistique marquée par des rénovations incessantes (expressionnistes, détaillants, surréalistes, sauvages...) Une anthologie de textes et poèmes en prose écrits par les poètes auxquels l'artiste était constamment associé, Louis Aragon, Tristan Tzara, Max Jacob, René Char et Jacques Dupin, accompagne ce parcours visuel. Le catalogue (re)découvre ainsi l'immense et variée création de Joan Miró, peintre engagé sur toutes les questions importantes du XXe siècle. Exposition aux Galeries nationales du Grand Palais du 3 octobre 2018 au 4 février 2019

Jean-Louis Prat

Jean-Louis Prat

Nationalité : France Né à : Issoire, 24/12/1940 Biographie : Jean-Louis Prat est historien d'art. Il a commencé comme commissaire-priseur chez Maurice Rheims. En 1969, Aimé Maeght le nomme directeur artistique de la Fondation Maeght, où il organise un grand nombre d'expositions pendant 35 ans, jusqu'en 2004. Il est conservateur indépendant depuis 2005. En 2010, il organise "Nicolas de Staël, 1945-1955" à la Fondation Gianadda en Suisse (18 juin - 21 novembre 2010) et "Miró. Les couleurs de la poésie" au Musée Frieder Burda à Baden-Baden, Allemagne (2 juillet - 14 novembre 2010) Source : Catalogue BNF et informations supplémentaires

Commentaires et critiques des lecteurs

11-11-2019

Je pense que Joan Miró aurait aimé ce catalogue, poétique, coloré et avec une originalité libre et sans artifice, comme sa peinture. Tout comme lui. Une reliure composée de deux épaisses feuilles de carton, trois tranches de couleur pure, jaune, vert, bleu et un fond rouge vif (c'était mon choix, mais chacun peut choisir son fond et ses tranches, selon son goût... Liberté ! Liberté ! Liberté ! ) - et, sur la couverture, un point bleu, comme placé sur la palette blanche d'une page blanche, le nom calligraphique du peintre et cette phrase programmatique : "Ceci est la couleur de mes rêves"... Miró, ce sont toujours les poètes qui parlent le mieux de lui, les poètes, ses amis, ses frères : Tristan Tzara, Paul Eluard, René Char ? Ses citations clôturent le catalogue avec plus de précision et d'éloquence que les commentaires qui deviennent très petits, très serrés, laissant toute la place aux tableaux ! et quels tableaux ! Miró, ce petit homme, terrestre, réservé et modeste, secret et plutôt mélancolique, exilé de sa Catalogne devenue franquiste, laisse sa peinture et sa sculpture parler pour lui, rêve pour lui, l'attendre.Une rétrospective fascinante qui révèle un Miró obstinément en marge de tous les mouvements constitués ("Je vais casser sa guitare !", disait-il des cubistes...), mais toujours à l'écoute des rumeurs du monde, et préoccupé par les menaces du fascisme jusqu'à ce qu'il se dote d'un nouvel alphabet de formes et de couleurs pour mieux exprimer son inquiétude. Nous aimons tous les toiles étoilées dansantes de Miró, le Miró gracieux d'objets déviants, torsadés dans des couleurs pures, mais nous ne savons rien du Miró angoissé qui trace sur trois immenses toiles blanches, à peine parsemées de gouttes pâles, la courbe timide de l'Espérance du condamné à mort, le Puig Antich, le jeune Catalan, l'implacable étranglement, en février 1974, de cette vieille momie, cette fange toujours toxique de Franco...Très bonne exposition, catalogue parfait... Mais surtout, il était le peintre d'une "innocence victorieuse" qui a toujours su, avec un audacieux sens du risque, dire d'une manière qui n'appartient qu'à lui, le "twitter des choses".